Historique des sauveteurs


Lors d’un sinistre, c’est connu, les gens viennent voir le spectacle ; souvent malheureusement, ils entravent les actions de sauvetage, de lutte contre l’incendie. Après l’incendie du Grand Quai, en 1871, qui dura plusieurs jours, et de nombreux autres incendies, des citoyens genevois s’organisèrent et fondèrent la compagnie des Constables de Genève. Le rôle premier de cette compagnie était de faire « les bras » pour aider à passer les seaux d’eau et de canaliser les curieux. Concernant cette dernière mission qui consistait à repousser la foule, une jolie expression fut attribuée à ces volontaires : les pousse- nénés !

Plus tard, l’appellation de Constables fut remplacée par le Corps des sauveteurs auxiliaires.
Une douzaine de compagnies sont actives dans différentes communes de Genève. En 1976, suite à certaines dissensions avec Thônex, la Compagnie des sauveteurs auxiliaires de Chêne-Bourg est fondée.

Depuis, les sauveteurs ont été appelés à intervenir à l’occasion de sinistres tels que des incendies, des inondations et même lors de l’ouragan Lothard où la compagnie a été mobilisés 2 jours pour débarrasser l’avenue de Bel-Air des tilleuls qui sont tombés sous les coups de boutoir de la tempête.

En dehors de ses activités de soutien aux pompiers volontaires de la commune, les sauveteurs se mettent volontiers au service de la Mairie en organisant des manifestations telles que la fête des écoles, le 1er août, l’escalade ou lors de réceptions officielles

Nous sommes fiers d’appartenir à cette Compagnie et nous nous efforçons de maintenir et développer ce que nos prédécesseurs ont eu la volonté et le courage de créer. La devise des sauveteurs est éloquente : AMITIE et DEVOUEMENT.

2016

Nos missions

Un peu d’histoire…

 

Le feu faisait partie du quotidien. Chacun y pensait et s’en protégeait à sa façon. Avec l’évolution, siècle après siècle, malgré les progrès, le comportement de l’être humain restai le même. Si très vite l’homme dû s’équiper pour lutter contre le feu, très vite on se rendit compte que sans organisation, la panique prenait le pas sur l’efficacité. Ce fut la raison pour laquelle, dans chaque commune, suivant une conviction quasi instinctive, on suivit une démarche précise en cas de sinistre.
Au sujet « d’auxiliaires » on s’aperçoit que ce mot était peu employé lors des siècles précédents ; en revanche, le terme « volontaires » revenait très souvent. Il était attribué surtout à ceux qui s’affiliaient aux diverses sociétés de secours dans le but d’aider les personnes sinistrées après l’extinction des flammes.

 

Auxiliaires sur le terrain

 

La nécessité d’avoir des auxiliaires, comme on l’entend aujourd’hui, se fit vite sentir. Comme dit précédemment, en cas de sinistre, la panique du public était souvent un problème qui mettait en danger la vie des simples badauds. L’incendie du grand quai, en 1871 en fournit la preuve. C’est d’ailleurs cette même année que l’idée officielle de créer un corps de sauveteurs auxiliaires pris forme. Après discussions, consultations, analyses, le premier corps de sauveteurs auxiliaires fut créé en 1874.
Ce « groupement » pris tout d’abord le nom de « Corps des constables de Genève » Ce mot constable, traduit de l’anglais signifie « officier »
Ces bénévoles, voulant s’affirmer comme tels aux yeux de certains, prirent trop d’importance dans la cité et leur dénomination dû être changé en Corps des Sauveteurs auxiliaires.

 

 

 

Que font-ils et pourquoi ?

 

Ils travaillent aux côtés des pompiers ou des policiers. En fait ce sont des hommes de bonne volonté qui bénévolement, viennent au secours de leur prochain en cas d’incendie ou d’autres catastrophes d’ordre accidentel ou naturel.
Leur travail principal est donc d’éloigner les curieux, de s’occuper de circulation, de bloquer des carrefours, de protéger les biens d’autrui, d’aider à l’évacuation des lieux ou de donner, le cas échéant, les premiers soins aux blessés.

Parallèlement, ils ne sont pas seulement là qu’en cas de sinistre. Leur présence est aussi nécessaire lorsque la commune organise des fêtes ; la fête des écoles, le 1er août, la fête de l’escalade des écoles, par exemple, ou ils s’activent pour le service des repas, après, dans certaines communes, les avoir préparés avec beaucoup de compétence. Donc des sauveteurs auxiliaires qui se dévouent mais qui par leur geste trouvent au sein de leur groupement une même motivation ce qui, d’emblée, autorise « l’amitié »
Or, chacun le sait, l’amitié n’est pas forcément l’apanage de tous les groupements. Si être auxiliaires, c’est aider, on peut aussi aider à être heureux. L’auxiliaire n’est pas homme avant tout ?
Effectivement, chacun ayant un métier, une activité, une famille, si ces hommes ont choisi d’être auxiliaires, c’est parce qu’il a en chacun d’entre eux, un petit quelque chose qu’ils peuvent offrir aux autres.
Finalement être homme n’est pas qu’être soi-même, mais c’est également entrer dans le cercle de la société et que sans tendre la main, il n’y a pas de « dévouement » et sans dévouement, ce cercle nous est fermé.

 

La fédération

 

Tous les sauveteurs auxiliaires du canton de Genève font partie d’un Corps de Sauveteurs ou d’une Compagnie de Sauveteurs, selon les communes.
Ces Corps et Compagnies sont membres de la Fédération des Corps de sauveteurs auxiliaires du canton de Genève, Fédération fondée le 30 mars 1922.
En ville de Genève, l’on trouve quatre sections : Cité, Eaux-Vives. Plainpalais et Petit-Saconex.
Un Corps ou Compagnie de Sauveteurs existe également dans les communes de Carouge, Chêne-Bougeries, Chêne-Bourg, Grand-Saconnex, Lancy, Pregny-Chambésy, Thônex et Vernier.

 

Et vous ?

Vous qui venez de lire ces explications, peut-être, venez-vous de découvrir qui sont les Sauveteurs auxiliaires, n’êtes-vous pas tenté par cette activité, ne voudriez vous pas vivre avec nous dans ce cercle en étant plus proches les uns des autres… ?

Alors n’hésitez plus et rejoignez nous.